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02/08

Activisme en santé au Congo – 3x3 : Sylvie, motivée par les résultats positifs sur le terrain

Chaque semaine, nous donnons la parole à un(e) activiste congolais(e) de la santé. En trois questions-réponses, nous découvrons ce qui l'a motivé à devenir activiste de la santé au sein de notre organisation partenaire Etoile du Sud. Aujourd'hui c'est le tour de Sylvie, 45 ans, présidente du conseil d'administration.

J'étais fascinée par les nombreux bénévoles qui s'investissent de façon désintéressée pour leur communauté

Qui t'a donné l'idée de devenir activiste de la santé?

“En tant que collaboratrice à la rédaction du journal l'Observateur, j'écrivais des rapports sur des activités autour de la culture et du développement. C'est ainsi qu'en 2009, j'ai découvert EDS à l'occasion d'une de leurs activités publiques. Les bénévoles des comités populaires pour la santé m'ont parlé des difficultés qu'ils rencontrent sur le terrain. Les animateurs d'EDS nous ont proposé de collaborer avec les autorités et les dirigeants locaux pour résoudre nos problèmes. J'ai été fort impressionée par leur approche et j'ai continué à suivre leurs activités. Après un certain temps, un coordinateur m'a demandé de travailler à temps partiel pour EDS en tant que collaboratrice pour la communication.”

 

A quel moment t'es-tu rendu compte que tu pouvais jouer un rôle dans la lutte pour le droit à la santé?

“En tant que collaboratrice d'EDS, je me rendais régulièrement sur le terrain pour mieux connaître leurs réalisations et le contexte. J'étais fascinée par les nombreux bénévoles qui s'investissent de façon désintéressée pour leur communauté. Ils luttent contre l'érosion, contre la sous-alimentation chez les enfants, contre le manque d'hygiène des conditions de vie. A l'époque, je travaillais encore à part-temps pour le journal et je parlais de plus en plus d'EDS à mes collègues. J'y ai lancé mes propres campagnes pour la santé et j'ai même reçu le surnom de “Maman Bopeto”, d'après les ramasseurs de déchets porte-à-porte. Combiner mes deux fonctions devenait trop lourd, j'ai donc fini par opter pour une fonction à temps-plein chez EDS.”

 

En quoi ta vie a-t-elle changé depuis que tu es devenue activiste de la santé?

“Déjà à la rédaction à l'Observateur, je m'occupais de questions relatives au développement. Mais ce n'est qu'en découvrant Etoile du Sud que j'ai pu réellement constater l'impact positif de l'activisme pour la santé. Je ne regrette pas un instant ma décision de m'engager pour EDS.”

 

Voici les interviews de Billy et Roger, activistes de santé au Congo: 

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