04/09/11

Bases militaires étrangères et droit souverain au développement

Une présence militaire étrangère n'est pas propice à un développement souverain. Par l’intermédiaire de bases militaires, les pays riches, les États-Unis en tête, perpétuent leur pouvoir dans le Sud. Il va sans dire que cela sert en premier lieu leurs propres intérêts. Sans cette présence militaire menaçante, la population locale pourrait se mouvoir plus librement pour réaliser son droit à la santé et au développement.

Officiellement, l'armée américaine opère via 909 installations militaires dans 46 pays et territoires du monde entier. En réalité, ils ont une présence militaire dans plus de 130 pays, allant d'installations permanentes à de petites bases d'espionnage ou de camps d’entraînement communs, des installations de stockage d'armes nucléaires, des installations de « repos et de loisirs » et des réserves de carburant. En outre, les États-Unis bénéficient de droits portuaires, de droits d'atterrissage pour des avions militaires et d'espionnage, de dépôts de carburant et ou encore des droits de survoler le territoire, droits qui sont souvent inscrits dans ce qu'on appelle des « Status of Forces Agreements ».

 

Après la chute du mur de Berlin en 1989 et l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, les États-Unis ont commencé une vaste «restructuration» de leurs bases militaires. Ce programme avait pour but de réduire le nombre de soldats américains en Europe et en Asie de l'Est. Mais dans le même temps leur portée militaire globale a été étendue par l'ouverture de bases stratégiques, souvent de petite taille, dans des régions où il n’y avait pas de soldats américains auparavant.

Objectifs

Le plan initial visant à réduire la présence de forces terrestres à l'étranger a été mis en cause par les élites militaires aux États-Unis quand il est devenu clair que l'armée américaine était incapable de poursuivre l’occupation militaire en Somalie dans les années 1990 et au cours de la dernière décennie en Irak et en Afghanistan.

Il semble ainsi que le plan américain prévoie de mettre en place une douzaine de bases «durables» pour soutenir leurs milliers de troupes en Irak et en Afghanistan. Ce faisant ils ne font pas que développer encore davantage leur infrastructure militaire à l'étranger, ils placent aussi le débat au sujet du "retrait" de l'armée américaine dans une toute autre perspective.

En dehors de leur domination en matière d’arsenal nucléaire, il n'y a pas de signe plus clair et universellement évident du statut de superpuissance des États-Unis que leurs bases à l'étranger. Des documents du Pentagone indiquent que des bases militaires à l’étranger sont considérées comme très importantes pour le rayonnement d’une image de puissance dans la région où elles sont établies.

Les États-Unis sont très réticents à l'idée d'abandonner une base une fois qu'ils l’ont acquise. Celles qui ont été obtenues pendant une guerre sont considérées comme des points de départ pour une guerre future, la plupart du temps vis à vis d’un autre ennemi. Les bases américaines en Turquie, en Arabie saoudite et Diego Garcia ont été cruciales pour le bombardement de l'Irak tout au long des années 1990. Sans oublier les invasions de l'Afghanistan et l'Irak, conduites par les américains, de même que l'invasion israélienne du Liban soutenue par les États-Unis. L'accumulation de forces militaires en Irak, en Afghanistan, en Asie centrale, au Pakistan et dans les États du Golfe, donne aux États-Unis la capacité future de mettre l’Iran sous pression ou même de l’envahir.

L’extension de la puissance militaire américaine vers de nouvelles régions, par la création de bases militaires, ne doit pas être vue seulement à la lumière de l'utilisation militaire directe. Elles sont toujours utilisées pour promouvoir les objectifs économiques et politiques de l'impérialisme américain. C’est ainsi, par exemple, que les entreprises américaines et leur gouvernement ont depuis longtemps un accès sécurisé au pétrole et au gazoduc de la Caspienne en Asie centrale à travers l'Afghanistan et le Pakistan jusqu’à la mer d'Arabie. La guerre en Afghanistan et l’établissement des bases militaires en Asie centrale sont autant de facteurs clés pour la réalisation d’une telle canalisation.

Les développements récents en Afrique du Nord et Moyen-Orient ont montré que l'impérialisme américain perd de son influence maintenant que les populations de la Tunisie, de l'Égypte, du Yémen, de Bahreïn et d'autres pays s'opposent à leurs régimes réactionnaires et aspirent à la souveraineté, à la démocratie et au progrès social. Et, bien qu’ils n'aient rien vu venir, les États-Unis se sont rapidement adaptés à la nouvelle situation et ont profité des troubles en Libye pour maintenir leur domination grâce d’une lourde intervention militaire.

Le Moyen-Orient

Au Moyen-Orient, un certain nombre de bases américaines sont restées présentes après chacune des interventions depuis 1990. Grâce à la guerre du Golfe, ou de la guerre des Balkans dans l'ex Yougoslavie, ou encore de la guerre en Afghanistan et maintenant aussi en Irak, il y a maintenant plusieurs bases dans des endroits où l'armée américaine n'était pas présente auparavant. En observant l'ensemble, on peut se rendre compte que l'influence des États-Unis est située stratégiquement juste entre l'UE et la Chine, leurs deux principaux concurrents économiques.

Zoltan Grossman, expert en matière de bases militaires américaines, observe: «On peut dire qu’autrefois les bases étaient installées pour faire la guerre. Aujourd’hui on pourrait presque dire qu’on fait la guerre pour pouvoir installer des bases militaires ». Des documents du Pentagone indiquent que ce qui reste après la guerre est considéré comme plus important que la guerre elle-même. La Syrie et l'Iran sont en fait les seuls pays de la région où l'armée américaine n'est pas présente.

Il n'est pas surprenant que des dizaines de bases soient installées en Irak. Anaconda, par exemple, près de Balad Airbase, est un des plus gros camps à environ 64 km au nord de Bagdad. Il y a là 30 000 soldats et 10.000 sous-traitants dans une zone d'environ 40 kilomètres carrés, entourée d'une «bande de sécurité" de 30 kilomètres carrés. Cette base gigantesque forme un monde complètement séparé de l'Irak : éclairage en bon état, sanitaires corrects, rues propres et respect des règles de conduite strictes et des codes. Certaines bases ont une population de plus de 20.000 habitants comprenant des milliers de sous-traitants et d’immigrés pour en assurer l’entretien.

Bien que les troupes de combat seront retirées d’ici fin de 2011, on estime que 50 000 soldats resteront sur place dans les bases militaires permanentes en Irak et dans l’ambassade américaine, grande comme la Cité du Vatican et située dans la Zone Verte de Bagdad,

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les récentes émeutes à Bahreïn ont rencontré une grande insatisfaction de la part de l’impérialisme US. Ce petit royaume joue un rôle important dans la structure militaire des bases américaines à l'étranger.

La base « Naval Support Activity Bahrain (NSA Bahrain) » est le siège du Commandement central de la marine (Naval Forces Central Command) et aussi le principal point d’accostage de la V° la Flotte américaine. C’est en réalité la base principale des activités maritimes des États-Unis dans la région dans leurs guerres d'agression en Irak et en Afghanistan.

Malgré l'absence d’une force aérienne propre, le Qatar a construit en 1996, pour plus de 1 milliard de dollars, la base aérienne Al Uleid dans l'espoir d’ainsi attirer l'armée américaine. Cette base a été utilisée comme un énorme centre de commandement et de logistique pour les opérations régionales des États-Unis, telles que les guerres en Irak et en Afghanistan. Aujourd’hui, elle sert d’avant-poste au quartier général du commandement central chargé des opérations militaires au Moyen-Orient et dans certaines parties de l'Asie.

D'autres pays du Moyen-Orient

On trouve aussi des bases et des troupes américaines en Arabie saoudite, à Oman, au Koweït et dans les Émirats Arabes Unis. Ce n'est donc pas un hasard si les troupes saoudiennes - entraînées et armées par les États-Unis et ses alliés de l'OTAN – se sont ruées à Bahreïn pour tuer dans l’œuf les manifestations populaires dites du « printemps arabe » ni que le Qatar et les Émirats Arabes Unis soient les seuls pays arabes à avoir participé à la guerre d'agression contre la Libye menée par les États-Unis.

On l’oublie trop souvent - ou on le tait délibérément - mais l'impérialisme américain est également présent sur le territoire de son état satellite au Moyen-Orient, Israël. Il y a par exemple la Dimona Radar Facility, une base de radars sous supervision U.S. dans le désert du Néguev, où sont employés 120 soldats américains. Et le port de Haïfa, offre à son tour des installations pour la VI° Flotte U. S.

« Incirlik Air Base », à l’orée de la ville d’Andana en Turquie, est la plus grande base militaire américaine située chez un allié stratégique majeur de l'OTAN. Il est difficile d’exagérer l'importance de cette base pour l’extension de la puissance américaine au Moyen-Orient. Toute la gestion des États-Unis en Irak était en réalité dépendante d'Incirlik.

La résistance à l’encontre des bases militaires étrangères est presque aussi répandue que l’existence des bases elles-mêmes. L'opinion selon laquelle les bases militaires américaines sont une atteinte à la souveraineté nationale est largement présente dans les «pays hôtes». Même en Irak des organisations de protestation organisent des sit-in près des bases militaires. L’un de leurs chefs de file est le journaliste Muntazer al-Zaidi, devenu célèbre après avoir lancé sa chaussure vers le président américain G.W. Bush en 2008. Il est à présent le chef du Mouvement populaire pour le salut de l'Irak.

Depuis le début de la guerre d'agression contre l'Irak en 2003, plus de 4.000 soldats américains ont été tués au combat. Mais le nombre total de victimes liées à la guerre du Golfe atteint probablement quelques dizaines de milliers. Chaque semaine ont lieu, à travers tout le pays, des attaques perpétrées par des opposants irakiens aux troupes et aux bases américaines. Le printemps arabe n’y est pas non plus passé inaperçu : à plusieurs reprises, des milliers d'Irakiens sont descendus dans la rue réclamant plus de souveraineté, plus de démocratie et la fin de l'occupation.

Afrique

Jusque dans les années 1990, les interventions américaines directes en Afrique étaient relativement rares. Comme les États-Unis se concentraient sur les guerres du Vietnam et de Corée ou sur d'autres projets militaires en Asie et en Amérique latine, ils ont préféré affirmer leur influence en Afrique par des pressions politiques et au travers de leurs réseaux.

Lorsqu’ils avaient besoin de forces militaires additionnelles, ils faisaient appel à des pions locaux ou à leurs alliés européens. Depuis que l'Afrique a gagné en importance pour les États-Unis, leur engagement militaire y a également augmenté.

Ce n’est qu’en octobre 2008 qu’une nouvelle structure de commandement distincte a vu le jour, appelée AFRICOM, créée spécifiquement pour l'Afrique. La création de celle-ci montre clairement la concurrence croissante vis à vis des alliés européens et l’intérêt grandissant de l'impérialisme américain à contrôler militairement les riches ressources du continent africain. Déjà en 2002, un think tank gouvernemental américain, le National Intelligence Council, estimait qu’en 2015, le pétrole importé aux États-Unis proviendra pour 25% de l’ouest-africain.

Une des raisons pour lesquelles l'Afrique est devenue si importante pour les États-Unis est la présence toujours grandissante de leurs concurrents sur le continent : l’Inde et la Chine. L'Afrique a aujourd’hui des alternatives à la pression occidentale ce qui rend les impérialistes des États-Unis et d’Europe très nerveux. Il est plus important que jamais pour l'Occident de montrer les dents s’il veut préserver sa position dominante dans la région.

Lors d'une conférence sur «L'évolution de l'armée en Afrique» en février 2009, co-organisée par AFRICOM et le Département d'État U.S., le professeur David H. Shinn, professeur adjoint à l’Université George Washington a fait remarquer: «On pense que d'ici 2010 la Chine dépassera les États-Unis et deviendra le plus grand partenaire commercial en Afrique. En effet, la Chine a des relations diplomatiques avec 49 des 53 pays africains (les autres pays reconnaissant encore Taïwan) et dispose d’une ambassade dans ces 49 pays à l’exception de la Somalie, C'est l’équivalent des États-Unis, sauf que la Chine a plus de consulats indépendants que les États-Unis.

L'Inde également étend son territoire commercial en Afrique et espère y être, dans les cinq ans à venir, un acteur équivalent à la Chine, pour plus de 100 milliards de dollars. Et le Brésil à son tour a réussi ces dernières années à pénétrer le continent, en particulier dans les pays de langue portugaise.

Certains pays du Golfe, y compris l'Iran et la Turquie, s’efforcent d’établir des liens avec l'Afrique. Le terrain de jeu est devenu beaucoup plus couru qu’il y a dix ans. Ce qui donne plus d'options aux Africains, mais rend aussi les relations plus complexes  entre l'Afrique et les intérêts étrangers».

"Une Afrique stable et prospère est d'une importance stratégique pour les États-Unis", a déclaré le commandant de l'AFRICOM, le général Carter F. Ham, le 7 avril dernier à la Commission de la défense du Sénat U.S.. "Si l'Afrique est capable de développer son économie à grande échelle et de maintenir ce développement, cela contribuera à la croissance globale qui est, depuis longtemps, d'une importance capitale pour les États-Unis.

Néanmoins la pauvreté dans de nombreuses parties de l'Afrique contribue à une dangereuse spirale d'instabilité, de conflits, de dommages environnementaux et de maladies, qui affaiblissent la confiance dans les institutions nationales et la capacité des gouvernements. Qui à leur tour provoquent une large panoplie de menaces transnationales pour la sécurité lesquelles pourraient être dangereuses pour l'Amérique et nos intérêts régionaux ».

Cela montre que les objectifs de l'AFRICOM sont à double face : d'abord le centre de commandement veut maintenir le contrôle sur les régimes africains clés qui revêtent une importance économique pour les États-Unis. D'autre part le centre reconnaît aussi la menace de manifestations populaires contre ces intérêts.

Ham ajoute dans son témoignage devant le Comité sénatorial que «43% de la population en Afrique sub-saharienne a moins de 15 ans. (...) Ce potentiel de jeunes non qualifiés et chômeurs peut être une source d'instabilité car ils risquent de rejoindre des organisations extrémistes et des trafiquants de drogue. "

AFRICOM développe toute une gamme d'activités visant à s'assurer que les principaux alliés africains restent au pouvoir. Cela se fait par les ventes d'armes et un entraînement militaire pour des troupes africaines. Il y a aussi toute une série d’activités sécuritaires visant à renforcer la puissance militaire des régimes au pouvoir, principalement dans les pays dont les réserves sont riches en pétrole et autres matières premières, tels que le Nigeria, l'Algérie, l'Angola, le Tchad et la Guinée Équatoriale. D’autres pays peuvent compter sur l'assistance militaire dans la mesure où ils sont disposés et aptes à aider les États-Unis dans sa «guerre mondiale contre le terrorisme». C’est le cas du Kenya et de l'Éthiopie.

Outre l'assistance déjà mentionnée, la présence d'unités navales américaines au large des côtes africaines s’est considérablement élargie, en particulier le long des côtes riches en pétrole de la Guinée et la Somalie.

Selon Daniel Volman de la « African Security Research Project » (ASRP), les États-Unis sont conscients que cette stratégie finira par échouer. De tels régimes ne sont pas stables et ne resteront pas éternellement au pouvoir. Ils risquent en effet de tomber à cause des mouvements grandissants pour la démocratie sur l’ensemble du continent. Il n’est pas exclu que les E-U soient un jour amenés à utiliser leurs propres troupes pour intervenir directement en Afrique.

Cette évolution ressemble à ce que nous avons vu au Moyen-Orient avec le commandement central des États-Unis (CCE), créé plus ou moins de la même manière en 1979.
Au départ il n’y avait qu’un petit quartier général en Floride, sans présence de troupes. Depuis lors pourtant ce CCE a mené deux grandes guerres au Moyen-Orient et dispose d'énormes bases militaires dans la région.

Jusqu’à ce jour, il n’y a qu’une seule base militaire américaine sur le continent africain, à savoir à Djibouti, forte de 2.300 soldats. Ce Camp Lemonnier initialement créé dans le cadre du Commandement central, s’est surtout préoccupé dans un premier temps des intérêts américains au Moyen-Orient. Aujourd’hui l’accent est davantage mis sur la Corne de l'Afrique et l'Afrique de l’est. Depuis cette base, les États-Unis font des interventions militaires en Somalie.

Par ailleurs, les États-Unis ont également conclu ce qu’on appelle «les accords d'accès». A l’évidence, il n'est guère utile pour les États-Unis d’établir de nombreuses bases militaires en Afrique, trop visibles et fort coûteuses à installer. Cependant, ils doivent pouvoir accéder au plus grand nombre possible d'installations militaires locales. Ils ont par conséquent conclu ces accords d’accès à des bases militaires avec plusieurs gouvernements à travers le continent. Grâce à ce type d’accords, très flexibles, les E-U sont capables d’établir des bases militaires littéralement en quelques jours. C'est ce qui se passe notamment quand un président américain visite un pays africain: on établit alors, pour la durée du voyage, une base militaire temporaire, avec des milliers de Marines, des stocks de matériel militaire et d'autres moyens, y compris des systèmes de communication sophistiqués. Enfin, d’autres plans éventuels et d’autres préparations à une intervention militaire directe en Afrique existent et sont prêts.

Jusqu'à sa fermeture en 1970 par Kadhafi, les États-Unis disposaient également d’une base aérienne en Libye, la base aérienne de Wheelus. Il n'est pas exagéré de penser que les États-Unis et l'OTAN seraient intéressés à relancer cette base, dans une Libye occupée ou contrôlée par eux, car elle est idéalement située entre la Tunisie et l'Égypte avec une vue sur l'ensemble du continent africain.

Mais, Washington a un gros problème : la résistance et l'hostilité aux États-Unis et à ses militaires se développent sur le continent africain. De tous les États africains, seul le Liberia s’est publiquement porté candidat pour héberger le siège de l'AFRICOM. Les États-Unis n'ont dès lors pas eu d’autre choix que d’établir le siège d’AFRICOM à Stuttgart (Allemagne) pour « un temps indéterminé ».

Les Africains sont bien conscients du rôle que jouent les États-Unis dans les guerres menées par des pions locaux. Il aurait par exemple été impossible pour un petit pays comme le Rwanda d’envahir la RDC entre 1998 et 2003 sans aide extérieure.

Même la guerre actuelle en Libye rencontre de plus en plus de résistance à travers le continent. L'Union africaine était opposée dès le début à cette agression. Plusieurs dirigeants africains ont d’ailleurs essayé d'agir comme médiateurs pour éviter cette guerre et, ensuite, pour tenter d’y mettre fin. Déjà, les pays voisins comme le Niger et le Mali ont été durement touchés par cette guerre car leurs citoyens travaillant en Libye sont devenus chômeurs. Au plus les États-Unis s’impliqueront dans cette guerre, au plus il y aura de résistance de la part des gouvernements et des peuples du continent.

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