07/03/14

M3M soutient la campagne "Made in illegality"

M3M soutient la campagne « Made in illegality », organisée par le CNCD-11.11.11 et son homologue flamand 11.11.11 ainsi qu'une vingtaine d'organisations, qui a pour but de faire en sorte que la Belgique, l’Union européenne et les autres États membres prennent des mesures visant à l’arrêt de la colonisation et de l’occupation du Territoire palestinien par Israël.

Nous constatons une incohérence au sein des politiques de la Belgique et de l'UE. Ces dernières, condamnent, régulièrement et sans ambiguïté, la politique de colonisation d’Israël. Mais, paradoxalement, en raison de l’ampleur des échanges économiques et commerciaux entretenus avec les colonies, elles contribuent à soutenir leur développement économique et territorial. Cela ne peut plus continuer.

« La Belgique est très active dans les territoires palestiniens, en particulier dans le domaine du développement , souligne Bogdan Vandenberghe, Secrétaire général de la coupole flamande. Or, elle fait peu de choses concrètes pour passer des paroles aux actes en ce qui concerne le maintien de la situation illégale des colonies. Pendant ce temps, les colonies s’étendent et leur économie est plus florissante que jamais. Du côté palestinien en revanche, le sous-développement économique devient de plus en plus criant. Les exportations de produits des colonies vers l’UE et la Belgique sont donc un frein indubitable au développement de la Palestine.  »

Le mouvement de solidarité intal avec qui M3M collabore étroitement, a lancé depuis 2009 sa campagne « Palestine occupée, Dexia impliquée » qui exige que Dexia SA arrête le financement de la colonisation illégale israélienne des territoires palestiniens occupés à travers la filiale israélienne de Dexia en Israël et que les actionnaires de Dexia SA, parmi lesquels figurent les autorités belges, prennent les mesures indispensables pour mettre un terme à cette situation illégale.

Dans la même lignée, les signataires de « Made in illegality » demande à la Belgique et l’UE de cesser immédiatement tout échange économique et commercial avec les colonies israéliennes et ce sur base du droit international. En effet, toutes les colonies sont illégales et constituent une violation grave du droit international. Or, la Belgique et l’UE ont clairement des obligations internationales en la matière : elles doivent veiller au respect du droit international humanitaire et au respect du droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Elles ne peuvent pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation illégale de la colonisation ni reconnaître cette situation.1

1François Dubuisson, professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles (ULB)

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