07/11/11

Réchauffement climatique et droit à la santé

Le réchauffement du climat est indéniable, il se manifeste sur tous les continents et dans tous les océans.

Augmentation de la température de l'air et de l'eau, recul de la couverture glacière dans l'hémisphère nord et élévation du niveau des mers. Les changements climatiques provoquent un nombre de plus en plus élevé de phénomènes météorologiques extrêmes : tempêtes, ouragans, vagues de chaleur, de froid intenses, inondations, sécheresses.

État des lieux

L'Organisation Météorologique Mondiale a publié sa dernière Déclaration sur l'état du climat dans le monde pour l'année 2010 : « [en 2010] les températures moyennes à la surface du globe ont atteint des valeurs records (...) qui confirment l'accélération du réchauffement constaté ces 50 dernières années.[L'année 2010] vient aussi clôturer la décennie la plus chaude jamais enregistrée. »

Le réchauffement du climat est indéniable, il se manifeste sur tous les continents et dans tous les océans. Augmentation de la température de l'air et de l'eau, recul de la couverture glacière dans l'hémisphère nord et élévation du niveau des mers. Les changements climatiques provoquent un nombre de plus en plus élevé de phénomènes météorologiques extrêmes : tempêtes, ouragans (de moins nombreux mais plus violents), vagues de chaleur, de froid intenses, inondations, sécheresses.

Conséquences du réchauffement climatique

Si les gouvernements arrivent à mettre en place les mesures d'atténuation (recyclage, économie d'énergie, énergies renouvelables, reforestation, etc.) pour atteindre une augmentation de température limitée à +2°C (par rapport aux décennies 1980-1999), préconisées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les conséquences seront déjà extrêmement inquiétantes pour une grande part de l'humanité. 

  • L'eau : plus la température moyenne augmente sur le globe, plus le stress hydrique sera important pour des centaines de millions de personnes : augmentation des précipitations (et donc des inondations) dans les zones tropicales humides et aux hautes latitudes ; diminution des ressources disponibles et accentuation de la sécheresse aux latitudes moyennes et basses. La disponibilité des ressources en eau diminue dans certaines régions : irrigation de plus en plus difficile, dégradation des sols et mortalité accrue du bétail, avec les conséquences néfastes sur la production d'aliments entraînant malnutrition et sous-alimentation ; le manque d'eau a aussi des conséquences sur l'hygiène et les pathologies liées.

  • Les écosystèmes : le blanchissement des coraux, des modifications des aires de répartition des espèces et des feux incontrôlés sont déjà observables, en nombre de plus en plus important. De +1°C à +2°C, il y a un risque d'extinction pour 30% des espèces. A +3°C, une très forte mortalité des coraux ; la biosphère tend à devenir une source nette de carbone car 15% des écosystèmes sont touchés par le réchauffement, ce qui renforcera encore celui-ci ; la plupart des écosystèmes seront modifiés à cause de l'affaiblissement de la circulation méridienne océanique. A +4°C, extinction majeures dans le monde entier : plus de 40% des espèces disparaissent.

  • Production alimentaire : les petits agriculteurs et les pêcheurs connaissent déjà des problèmes à cause du réchauffement, la situation sera de plus en plus grave au fur et à mesure que la température augmente. A partir de +2°C, les rendements des cultures céréalières chutent aux basses latitudes mais augmentent aux latitudes moyennes et hautes. A plus de 3,5°C, baisse de rendement presque partout sur le globe. De même, les océans deviennent plus acides, la végétation aquatique se développe exagérément et pompe l'oxygène de l'eau : deux effets extrêmement négatifs pour les écosystèmes marins et les stocks de poissons.

  • Côtes : depuis déjà quelques années, les dégâts provoqués par les crues et les tempêtes sont en augmentation. A +2°C et des millions de personnes supplémentaires pourraient être victimes d'inondations chaque année. A +3°C, environ 30% des zones humides côtières de la planètes seront perdues.

Le GIEC étudie aussi les évolutions futures des émissions de gaz à effet de serre (GES), en prenant en compte un nombre impressionnant de facteurs, et propose 6 groupes de scénarios (totalisant 40 prévisions) qui analysent les conséquences des mesures d'atténuation possibles sur l'élévation de la température moyenne à la surface de la terre. Le plus optimiste prévoit pour 2100 une augmentation de +/- 1,8°C (par rapport à la moyenne des années 1980-1999) et le plus pessimiste, plus de 4°C. Certains scénarios « catastrophes » vont jusqu'à 6,4°C d'augmentation... et ce ne sont pas les plus improbables !

Impacts sur la santé

Au fur et à mesure que la température augmente, l'humanité devra endurer une mortalité associée à la chaleur (surtout chez les personnes âgées, les malades chroniques et les jeunes enfants). Par exemple, en 2010, la vague de chaleur en Russie est responsable du décès de plus de 11.000 personnes pour la seule ville de Moscou. Les sécheresses entraîneront une pollution accrue de l'air (poussières, pollution) provoquant des maladies respiratoires, de l'asthme et augmenteront les pénuries d'eau et d'aliments.

Certains vecteurs de maladies infectieuses remonteront vers le nord (moustiques, tiques et autres), diffusant des maladies comme la malaria, la dengue, l'encéphalite... Il faut s'attendre aussi a une recrudescence des allergies dues aux pollens. Les phénomènes météo extrêmes entraîneront des décès et des blessures graves : glissements de terrains, ouragans et vents violents. Les inondations, quant à elles, impliquent des maladies diarrhéiques et infectieuses (choléra, etc.) et des pertes de récoltes avec des conséquences sur la sécurité alimentaire. Ces phénomènes extrêmes, ajoutés à la montée du niveau de la mer, ont déjà forcé des millions de personnes à émigrer vers l'intérieur des terres ou dans d'autres pays et il est prévisible que ces mouvements prendront de l'ampleur, avec toutes les conséquences sanitaires qui peuvent survenir dans les camps de réfugiés ou dans les grosses concentrations humaines. Des conflits liés à ces mouvements de populations sont tout aussi prévisibles.

Les changements climatiques font déjà des victimes directes : actuellement, 150.000 personnes en meurent chaque année (cause principale : inondations), pour la plupart dans les pays qui émettent le moins de CO2. Une injustice évidente. Après la fracture de l'argent entre les riches et les pauvres, la fracture mortelle régnant en matière de droit à la santé, voici venir la fracture climatique qui marginalise encore plus les peuples du Sud, vulnérables aux effets du réchauffement de la planète.

 

(La Havane 2008)

Dans un futur relativement proche, les conséquences du réchauffement sur les services sanitaires seront lourdes, surtout dans les pays où ils sont déjà fragilisés par les coupes budgétaires imposées par les institutions internationales. Les systèmes de santé publique tiendront-ils le coup ? Quand on voit l'inertie des dirigeants face à une catastrophe annoncée, il est permis d'en douter.

Le droit à la santé est directement menacé par les changements climatiques : la souveraineté alimentaire, l'accès à l'eau potable, la réduction des risques liés aux désastres naturels sont autant de luttes engagées depuis des années qui conditionnent la santé et qui seront mises à mal par les effets du réchauffement. En centrant le débat sur le droit à la santé, nous pouvons inclure tous les problèmes liés aux changements du climat.

Causes des changements climatiques

D'où viennent ces changements dans notre climat ? Le réchauffement climatique est le résultat d'un dérèglement du cycle du carbone qui a pour origine les activités humaines émettant des GES (principalement du CO2). Source principale : la combustion de charbon, pétrole et gaz naturel pour la production d'électricité, les transports, l'industrie et le cadre domestique (chauffage principalement). L'agriculture et l'élevage intensifs ont aussi un impact important, ainsi que la déforestation. En effet, les forêts absorbent naturellement le CO2 mais entre 1950 et 2000, la moitié de toutes les forêts du monde ont été coupées : 20 terrains de football chaque minute !! La capacité d'absorption naturelle des GES en est fortement réduite.

Avec l'effet de serre, une plus grande part de chaleur reste dans l'atmosphère au lieu d'être dispersée dans l'espace. Le résultat global de ce phénomène est un réchauffement accru de la surface de la Terre et de la basse atmosphère. L'effet de serre est pourtant capital pour la vie sur Terre : sans lui, la température serait plus froide de 33°C. Mais une plus grande concentration de GES augmente inévitablement la température sur le globe. A partir du moment où les émissions de GES sont stabilisées, notre planète est condamnée à subir encore des siècles de changements climatiques. Le niveau de la mer, par exemple, continuera à s'élever pendant plus de 1000 ans.

Même si tous les pays réduisent drastiquement leurs émissions de GES dès aujourd'hui, le processus de réchauffement est en route et les conséquences sont déjà là : des perturbations sur tout le cycle de l'eau ; la précocité des phénomènes printaniers et des migrations d'espèces vers les pôles et vers les hauteurs ; dans l'agriculture, les plantations doivent se faire de plus en plus tôt ; pour la sylviculture, les incendies de forêts ainsi que les parasites sont de plus en plus fréquents.

Les GES s'accumulent dans l'atmosphère depuis la révolution industrielle (+ 38% par rapport à 1750) et leur concentration n'a jamais été aussi importante depuis 2,1 millions d'années. On estime que le CO2 reste dans l'atmosphère entre un et deux siècles et contribue à 63% (du total des GES) au réchauffement. Le méthane (CH4, produit de l'élevage de ruminants, des rizières, etc), le deuxième GES en importance, ne contribue au réchauffement qu'à hauteur de 18% mais avec l'élévation des températures, d'immenses réserves de carbone organique contenues dans les sols gelés de Russie et du Canada seront libérées sous forme de méthane, augmentant brutalement la concentration des GES dans l'atmosphère et provoquant un phénomène d'emballement du processus... Les autres GES ont une moindre importance dans le processus de changement climatique : le N2O, le SF6 et les CFC (en diminution). Beaucoup d'autres polluants qui n'ont pas d'effet de serre participent indirectement au réchauffement par leur action sur la couche d'ozone.

De 1750 à nos jours, tous les pays du globe ont participé à l'émission de CO2 mais les premiers à emprunter la voie de l'industrialisation sont aussi les principaux responsables : la quantité de CO2 présente actuellement dans l'atmosphère est en effet pour la plus grande part le résultat de leurs activités passées et actuelles. Les pays riches ont une responsabilité historique à cet égard. De plus, si les émissions annuelles de GES des pays en développement sont en train de dépasser celles des pays industrialisés (les émissions de CO2 de la Chine dépassent déjà celles des États-Unis), il ne faut pas oublier que c'est en grande partie pour produire des marchandises consommées dans les pays riches et que si l'on fait le calcul du rejet per capita, un Chinois pollue neuf fois moins qu'un habitant des États-Unis. Dans ces conditions, si rien ne change, les émissions auront augmenté de 50% en 2050 et la température moyenne sur la Terre, de 5°C.

Liens avec le système économique, responsabilité du système capitaliste mondial

Dans l'état actuel du capitalisme, tout le secteur industriel est concentré dans les mains de quelques entreprises géantes et le profit est la seule valeur qu'elles reconnaissent. Le standard d'une croissance à deux chiffres pour satisfaire les actionnaires exige une rentabilité à très court terme en contradiction avec les investissements nécessaires pour réduire réellement les émissions de GES. Ce système consomme de plus en plus d'énergie et de matières premières, et ne peut considérer les investissements en technologie verte que du point de vue de la rentabilité, c'est à dire comme un coût supplémentaire. La logique du moindre coût engendre des situations absurdes, notamment dans les transports, et se révèle funeste pour l'environnement.

L'adoption du modèle de consommation occidental dans le monde entier fait tourner la machine économique capitaliste et accélère, à la fois la disparition des richesses naturelles et le réchauffement climatique. De plus, l'exploitation de ces richesses naturelles, dont une énorme part se trouve dans les pays du Sud, provoque régulièrement des désastres écologiques, des déplacements de population, des conditions de vie proche de l'esclavage, des guerres, et se trouve souvent à l'origine du soutien par l'Occident de régimes violents et dictatoriaux.

Fausses solutions

Le secteur de l'énergie est le plus important émetteur net de GES et est largement dominé par un petit nombre de 'supermajors' qui dominent aussi tout le secteur de l'industrie en terme de revenus et de production. Les entreprises les plus grosses, qui génèrent le plus de bénéfices, sont aussi les plus polluantes et les plus dangereuses pour la survie même de l'humanité. Ce sont elles qui ont le plus d'influence sur les décisions politiques et aussi celles qui préconisent de nombreuses fausses solutions, orientées vers le profit. Leur but : maintenir le système capitaliste et nous faire croire que « l'on fait quelque chose »... Voyons quelques-unes des solutions proposées par le « capitalisme vert » :

1) Système d'échange de quota de Carbone

Ce nouveau marché permet aux entreprises et aux pays industrialisés de continuer à faire du profit par la spéculation sur les quotas de carbone, avec très peu d'engagements contraignants en terme d'émission de CO2. De fait, il permet à des pollueurs de payer des compensations pour pouvoir continuer ... à polluer !

2) REDD (réduction des émissions dues au déboisement dans les pays en développement)

Ce système est censé créer des incitations financières pour orienter ceux qui provoquent le déboisement ou la dégradation des forêts vers des activités moins nuisibles. Apparemment, c'est une bonne chose mais dans les faits, REDD permet aux pays développés de compenser leurs émissions carbone plutôt que de les réduire réellement et, de plus, favorise la privatisation des ressources naturelles. Encore une idée pour gagner de l'argent au détriment du climat ?

3) Capture et stockage du carbone

Injection de grandes quantités de CO2 dans des formations géologiques souterraines, en profondeur. Ce sera au point vers 2030 : trop tard donc si on veut éviter une catastrophe climatique.

4) Énergie nucléaire

le nucléaire est une énergie polluante, dangereuse et non-renouvelable : nous ne savons toujours pas quoi faire des déchets radioactifs ; les catastrophes nucléaires surviennent malgré les discours rassurants des dirigeants ; les réserves mondiales d'uranium sont limitées. Le prix officiel du Kwh nucléaire ne prend pas en compte les frais de démantèlement des centrales, ni les frais de décontamination en cas de catastrophes... Il est vrai que les centrales nucléaires n'émettent pas de CO2 mais qu'en est-il de la filière dans son ensemble, y compris la construction et le démantèlement ?

5) Méga barrage

ces constructions gigantesques provoquent des déplacements de populations, la disparition d'écosystèmes entiers, et ... une production massive de GES par décomposition de matières organiques piégées par la montée de l'eau après chaque remplissage du réservoir.

6) Agrocarburants

plantations en monoculture et à grande échelle de canne à sucre et de maïs (pour l'éthanol), de colza, palme, soja et jatropha (biodiesel). Ces plantations, appelées des « déserts verts » car rien d'autre n'y pousse, sont autant de cultures qui ne servent pas à nourrir la population mais à faire rouler des véhicules, autant de terres prises sur la forêt et sur les sols arables, principalement dans le Sud. En plus, la fabrication d'éthanol de maïs ainsi que du biodiesel de soja nécessite plus de combustible fossile (29%) que l'énergie nette produite.

7) Géo-ingénierie

intervention humaine sur l'environnement, à grande échelle, pour tenter de contrer le réchauffement global et les changements climatiques. Deux approches : déviation des radiations solaires et stockage de carbone. Ces projets ne sont pas encore au point actuellement et arriveront trop tard.

Le principal objectif recherché par toutes ces techniques est de pouvoir continuer à émettre du CO2 et surtout de ne pas remettre en cause le système dominant et ses pratiques « écocides » : continuer le « business as usual! »

Et les pays du Sud ? Ils doivent absolument trouver un mode de développement alternatif, non basé surl'exploitation des peuples et la destruction de la planète.

Les vraies solutions ?

Pour sortir de cette crise, nous devons mettre sur pied des sociétés durables et équitables, tant du point de vue écologique que social. Pour cela, les solutions sont nombreuses, souvent complémentaires ; seule manque la volonté politique de mettre un terme aux dogmes libéraux et de prendre les mesures nécessaires : énergies renouvelables, reforestation, agriculture organique, décentralisée et proche des consommateurs, démocratie sociale, abandon des mesures favorisant le marché. En effet, la problématique du climat n'est qu'un aspect de la crise systémique que nous connaissons actuellement sous une autre face : la crise financière et ses conséquences sociales.

Le capitalisme ne possède aucune des caractéristiques d'un système durable sur le plan environnemental et social : c'est un système qui nous mène droit au mur et nous devons le changer, non seulement pour nous mais pour les générations futures. Un développement humain durable ne pourra être réalisé qu'en changeant radicalement nos systèmes économiques et sociaux. Le développement durable reste impossible à mettre en place avec les recettes des institutions financières internationales. Et pourtant, un pays l'a atteint, un petit pays socialiste : Cuba ! (WWF, Rapport 2006). Si le capitalisme, par nature, n'est pas durable, qu'en est-il du socialisme ? Basé sur l'équivalence entre chaque être humain, le socialisme propose une économie planifiée, au service des besoins des populations et non du profit : deux caractéristiques indispensables au développement des solutions réelles au réchauffement de la planète.

Dans l'immédiat, les négociations internationales proposent deux types de mesures pour contrer le réchauffement : les mesures dites d'atténuation et d'adaptation. Ces deux stratégies conjointes ont aussi des effets positifs sur la santé publique : par exemple, la production d'énergie propre (atténuation) diminue les rejets de GES et limite la pollution, ce qui signifie une diminution des problèmes respiratoires ; la construction de barrières contre les inondations et la montée des eaux (adaptation) limitera le nombre de victimes.

Mais ce n'est pas assez ! Il faut aussi donner le pouvoir et le contrôle des ressources naturelles aux gens, aux travailleurs, aux communautés, et de cette façon, inverser la logique libérale du profit maximal qui met la priorité sur les entreprises et leurs besoins privés pour faire prévaloir les humains et leurs besoins, remettre la sphère économique au service de la société. C'est la seule façon d'inverser la tendance des changements climatiques et de mettre en pratique les solutions existantes pour contrer la réchauffement. De même, il nous faut repenser notre rapport à la nature et abandonner la prétention de la dominer pour l'exploiter comme une ressource infinie. Si nous pouvons négocier entre nous, il ne faut jamais oublier que l'on ne négocie pas avec la nature !

 

  

Sources : site du GIEC : http://www.ipcc.ch/home_languages_main_french.shtml

Rapport de synthèse : http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/syr/ar4_syr_fr.pdf

sur les scénarios : http://www.ipcc.ch/pdf/special-reports/spm/sres-fr.pdf

« Pour la justice sociale et pour le climat » : Wiebe Eekman, Bruxelles, EPO : 2011

A propos des REDD, les Amis de la Terre proposent une excellent dossier :

http://www.foei.org/fr/publications/pdfs/redd-the-realities-in-black-and-white/view

IBON International : « Primer on the Climate crisis. Roots and solutions. » 2010. http://iboninternational.org

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