Save the climate, stop free trade!

Typhons, tornades, tsunami, sécheresse, inondation, le changement climatique se ressent déjà à travers le monde entier et principalement dans les pays du Sud. Sur les centaines de milliers de morts que le changement climatique induit chaque année, la majorité est issue des pays du Sud. Entre 2030 et 2050, on s’attend à ce que le changement climatique entraîne près de 250 000 décès supplémentaires par an, dus à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress lié à la chaleur. D'ici 2050, on estime à 200 millions les réfugiés climatiques.

L'Union européenne ne cesse de conclure des accords de libre-échange avec d'autres pays, principalement au Sud. Les multinationales européennes s'installent alors plus facilement dans ces pays et détruisent l'environnement sur place. La déforestation, la pollution de l'air et du sol, le pillage de l'eau, le brevetage d'espèces végétales ou animales etc. sont autant de facteurs qui, directement ou indirectement, renforcent le changement climatique et rendent les populations du Sud davantage vulnérables à celui-ci.

Avec le mouvement intal, M3M a lancé la campagne "Save the climate, stop free trade" car nous voulons d'un autre système. Nous ne voulons plus d'un système qui fasse passer le profit avant le bien-être des peuples et de la planète.

Certains Etats ont déjà pris des mesures pour faire prévaloir l'intérêt du peuple sur celui d'une élite économique.Par exemple, en 2014, le gouvernement chilien a annoncé le retrait du projet de loi Monsanto sur la privatisation des semences paysannes suite aux pressions des mouvements sociaux pour la production agro-écologique et la culture familiale paysanne.
Plusieurs villes comme Buenos Aires et Paris ont re-municipalisé leurs services d'eau en raison de mauvaises expériences avec la privatisation. La gestion publique à Buenos Aires a permis d’alimenter en eau 3 millions d’habitants supplémentaires.

C'est pourquoi nous exigeons :
1. l'attention de l'Union européenne aux revendications des mouvements sociaux porteurs d'alternatives à notre système économique actuel.
2. aucune clause ISDS dans les accords conclus par l'Union européenne. Les secteurs publics et sociaux doivent obligatoirement être exclus de ceux-ci.
3. le respect de la souveraineté des États sur leurs propres ressources naturelles.
4. des services publics forts qui donnent la priorité à la lutte contre le changement climatique via l'investissement dans des secteurs clés tels que l'eau, l'énergie renouvelable, les transports publics et l'agriculture paysanne locale.

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